jeudi 30 août 2012

L'objet de la semaine: le truck

Si je devais habiter en Alaska, j'aurais un truck.

D'abord, ce n'est pas nouveau pour celles et ceux qui connaissent les Etats-Unis, il est difficile de vivre aux States sans voiture. A Fairbanks, et partout ailleurs en Alaska, cela se confirme. Et pour moi qui déteste conduire, qui adore prendre le train et surtout qui tient à sa sacro-sainte indépendance, c'est trèèèèèès dur! Mais ici impossible de flâner tranquillement dans les rues: les grandes artères et les longues distances rendent la balade urbaine peu agréable. Et niveau transports publics, c'est le néant.

Bref, si je devais habiter en Alaska, j'aurais, un truck. Pour me déplacer mais aussi parce que je les trouve trop beaux et qu'ils vont tellement bien avec les Xtratuf. Comme pour les bottes, j'avais déjà craqué en avril, mais je vous rassure, je n'ai pas acheté de truck.

J'aime bien la version old school. Qui pourtant risque de vous planter en plein North Slope:



Et là vous vous demandez à quoi sert un grand coffre à découvert. C'est sûr que d'un point de vue européen urbain, cela paraît prendre beaucoup de place et ne servir à rien (s'il pleut, c'est pas top). Mais en Alaska, on a toujours plein de trucs à transporter: des bûches, un vieux pneu, un caribou ou un élan dépecé, une glacière XXL de chez Sam's, un chien, etc.

Et si vraiment on veut garder les choses au sec, hop, on ajoute un toit, comme ça:



Et si en plus on veut dormir dedans et voyager avec, alors là, c'est le Ritz, on met ça:



Ah un truck. Dormir à l'abri de la pluie, échapper aux boeufs musqués... C'est bien la première fois que je rêve d'une voiture.   

mardi 28 août 2012

Quand la chasse au caribou se transforme en rencontre avec des boeufs musqués

Dommage, nous sommes rentrés du North Slope bredouille. Je suis partie avec Eduardo pour chasser le caribou à l'arc (moi j'aurais juste regardé; tirer à l'arc, ça je ne me suis pas entraînée!). La région est connue pour abriter des centaines de millier de ces bêtes et normalement il paraît que l'on en voit des centaines voire des milliers. Mais cette fois, les chasseurs n'en revenaient pas, il n'y avait pas beaucoup de traces de caribous. On en a vu plein, quand même, mais c'était souvent des femelles. Et Eduardo voulait un mâle. Question de prestige. Ou de galanterie, je n'ai pas bien compris.



Les caribous, c'est un peu comme les oiseaux, ils migrent au gré des saisons. En été, ils se rejoignent tous dans les plaines de l'Arctique pour faire la fête. Comme en Europe, il y en a qui vont à Ibiza ou à Saint-Tropez, eux ils se retrouvent là-bas au chaud. Bon, sauf que dans l'Arctique, en été il ne fait pas vraiment chaud. D'ailleurs, lundi on s'est réveillé sous la neige. Puis, quand arrive l'automne (soit maintenant), ils repartent vers le sud. Et là ils prennent différentes routes. Genre: "Salut, à l'année prochaine!" ou adieux déchirants "Oh, non tu prends la route de l'Est, moi je prends la route du Sud. On garde contact, hein? On pourra skyper".



Nous on avait décidé de suivre le troupeau de près de 200 000 caribous qui descendent de l'Arctique vers le Sud. Eh ben on en aura vu une cinquantaine à tout casser. A la place, je me suis fait un joli moment de frayeur.

Dimanche après-midi, on observait tranquillement depuis notre campement les collines environnantes à l'affût d'une éventuelle proie. Tout d'un coup, un caribou avance dans notre direction. Eduardo empoigne son arc, me laisse galamment le gun et me dit: "Surtout ne bouge pas!". Il est 18h, il fait environ 5° et je porte ma veste rose fuchsia et mon bonnet à pompon (oui, je sais, c'est pas une tenue de camouflage correcte...). Très responsable, je me dis que je ne vais surtout pas ruiner la seule occasion du week-end. Alors je me tais, je ne bouge pas. Quinze minutes, trente minutes, 45 minutes... Il y a du vent, il fait toujours 5° et surtout je suis seule au milieu du North Slope et j'imagine déjà l'Ours qui m'attaque et le Chasseur n'est toujours pas revenu... Soudain, au loin, je vois trois grosses formes noires. Eduardo avait vu des boeufs musqués quelques heures plus tôt, alors je me dis que ça doit être eux. Il a évidemment pris les jumelles avec lui, je ne peux donc pas vérifier.



Finalement, j'ai quand même vraiment froid, et j'ai envie d'aller chercher une couche supplémentaire à la voiture qui se trouve à 10 mètres du campement en direction des formes noires. Tant pis pour le caribou. Je relève la tête et là je vois que les formes noires se sont sérieusement rapprochée. Elle ne sont plus qu'à environ 100 mètres de moi et tout d'un coup elles ont l'air d'être des grizzlis. Panique à bord, de toute façon, grizzlis ou boeufs musqués, je n'ai aucune envie de me retrouver nez à nez avec elles. Alors j'empoigne le Glock (je suis bien contente de savoir m'en servir), je maudis mon goût pour le rose et les jolis habits (oui, parce que les tenues de camouflage de chasseur sont vraiment super moches), je rassemble toutes mes techniques de Gendarmes et Voleurs et Cache cache acquises pendant l'enfance (c'est tout ce que je trouve, vu que mon expérience de chasse est plutôt réduite), je mobilise le peu de culture de films de guerre américains que j'ai, et je me mets à plat ventre pour avancer sans qu'on me voie. Petite parenthèse botanique: dans le North Slope, c'est la toundra, il n'y a donc pratiquement pas d'arbres, ou alors pas grands, et ce sont surtout des buissons TRES bas.

J'utilise la voiture pour avancer cachée (je suis très fière de ma technique) et j'y parviens sans que les bêtes ne m'aperçoivent. Bien sûr comme dans un film, je n'arrive pas à ouvrir la portière, alors je dois aller à l'autre portière et m'exposer aux animaux. Ils ne font pas mine de me voir. Et ouf, j'arrive à m'enfermer dans la voiture. Les bestioles ont avancé mais je n'arrive toujours pas à dire si ce sont ces fameux boeufs musqués ou des ours. Mais maintenant je vois qu'ils sont quatre et qu'il y a un bébé, un très gros (le mâle?) et deux plus moyens (deux femelles?). Et ils avancent toujours! Enfin, je vois que ce sont bien des boeufs musqués, et je n'espère qu'une seule chose: qu'ils ne vont pas charger la voiture!!!




Finalement, la petite famille passe son chemin, derrière la voiture. J'en profite pour faire deux réflexions biologiques hautement complexes: les boeufs musqués sont sans doute daltoniens et... polygames. A ce moment, le Chasseur arrive, sans caribou, mais il est ravi: il peut empoigner son téléobjectif et mitrailler les animaux.

samedi 25 août 2012

Caribous caribous



Il pleut des cordes, et ils ne seront pas dans la neige, mais tant pis! Je pars à la chasse aux caribous au début du North Slope. Plus de nouvelles, la semaine prochaine.

vendredi 24 août 2012

Oiseaux migrateurs

Ici à Fairbanks, cela sent déjà l'automne. Les feuilles jaunissent, commencent à tomber, les pots de confiture se remplissent (de myrtilles et de canneberges, miam!), les congélateurs aussi... et les oiseaux sont déjà en route pour le Sud.

J'ai vu les premiers arriver en avril, en route pour le Nord. Maintenant, ils font le chemin inverse. Au Creamer's Field, au centre de Fairbanks, les oiseaux peuvent se reposer et se nourrir avant de poursuivre leur route vers des climats plus cléments. Une sorte de restoroute pour oiseaux! Mais c'est aussi un extraordinaire observatoire pour les humains. (je précise pour les moins doués en informatique que l'on peut cliquer sur les images et alors il y a une galerie photos et on voit mieux les détails...)





En ce moment on voit des "cranes" (sorte de grues) et des oies du Canada. C'est magnifique de les voir atterrir sur l'eau en planant, ou s'envoler en groupe en cancanant.


mercredi 22 août 2012

Le charme de Seldovia

Voilà, Seldovia c'est fini! Mais avant de clore le chapitre marin, je ne résiste pas à mettre quelques photos des si jolies maisons du village. J'adore ces amas de bric et de broc, ces objets récupérés à gauche à droite ou jamais jetés. On se sent hors du temps. La gentillesse des habitants renforce encore le charme de cet endroit idyllique!






Chez Susan, qui tient un B&B:




Chez Maryline tout est exclusivement, blanc, beige ou brun. Sa maison sur pilotis est au bord de l'eau. Elle m'a expliqué qu'elle ne voulait pas de couleurs dans sa maison afin de laisser entrer le bleu de l'océan...



Une cabine abandonnée:


 Dans la montagne, à l'arrière de Seldovia:






Objet de la semaine: la glacière


La glacière. Cet objet qu'on utilise en Suisse pour les pic-nic est incontournable en Alaska. Et comme tout ce qui se fait aux Etats-Unis est énormissime, celle de chez Sam's existe en taille XXL (pour 83 dollars). Utile pour transporter la nourriture lors du camping, elle est également réquisitionnée pour le transport du poisson ou de la viande. Il ne faut pas oublier d'écrire son nom dessus avec un gros stylo noir... Parce que tout le monde a la même!

A Seldovia, après avoir pêché les poissons, nous les avons mis sous vide puis congelé.



Nous sommes rentrés à Fairbanks (15 heures de route) avec une glacière remplie de poissons. Et de la "dry ice" (celle qui est tellement froide qu'elle fume) qui s'achète bien sûr... au supermarché du coin (le bien nommé Fred Meyer). Normal quoi.

samedi 18 août 2012

La peche, encore!

Alors que c'est la canicule en Suisse, ici a Seldovia il pleut, il vente et il fait environ 12 degres! Pas de sortie en mer aujourd'hui donc, mais plutot une journee tranquille a bouquiner et a bloguer.

Seldovia est comme je l'ai deja dit un petit village de pecheurs. Il a connu autrefois ses annees de gloire, quand les Russes l'ont fonde et qu'ils faisaient le commerce du hareng, mais aussi toutes ses dernieres annes ou la peche etait tres prolifique. Dans le coin, on peche le saumon bien sur (il y a cinq sortes de saumons! le pink, le red, le silver, le chum et le plus convoite d'entre tous: le king!) mais aussi le fletan, et d'autres poissons dont je ne connais pas le nom en francais (black beth, cod...)

Aujourd'hui les pecheurs professionnels ont deserte le village. C'est que cela coute tres cher de faire de la peche commerciale (genre 50 000 dollars le permis si j'ai bien compris), par contre cela raporte encore beaucoup (jusqu'a 500 000 dollars pour une bonne saison). Kevin, le pecheur qui nous a invite a Seldovia, est professionnel. Il alterne les periodes de peche intensive pendant 5-6 mois (parfois en plein hiver!), et les periodes de conge. Mais a Seldovia il y a maintenant surtout des pecheurs de loisir... ou des chiens aux pattes marines :-)









Vendredi je suis alle faire du trolling fishing (on accroche la canne a peche au bateau et on avance lentement en attendant qu'un poisson morde) avec Tim. Lui est constructeur de maison independant et il peche pour son plaisir. Ca veut dire qu'il n'a pas le droit de vendre les poissons qu'il peche mais par contre il peut nourrir toute sa famille avec sa peche. Il y a bien sur une regulation tres stricte sur le nombre de poissons et de sortes que tu as le droit de garder.





Du coup Seldovia se meurt un peu. Il n'y pratiquement pas de jobs. 250 habitants y vivent a l'annee, mais les jeunes quittent souvent le village des qu'ils le peuvent. Ou alors ils travaillent dans les puits de petrole au nord, dans le north slope (deux semaines de travail, puis deux semaines de conge). Le village essaie de developper l'activite touristique mais cela marche moyennement. Il y a par contre de plus en plus de personnes qui construisent des maisons de vacances. En ete, la population triple! Et pour cause, l'endroit est juste splendide. Enfin, pour toute personne qui aime le froid et a qui la canicule ne manque pas!




vendredi 17 août 2012

L'objet de la semaine: les bottes Xtratuf






Vivre en Alaska sans bottes, c'est un peu comme aller a la piscine sans costume de bain: on se sent tout nu. Quand je suis venue pour la premiere fois a Fairbanks en avril, la neige commencait a fondre a la fin de mon sejour et tout le monde sortait ses bottes. Mais pas n'importe lesquelles: les Xtratuf. J'avais deja remarque leur look un peu vintage que je trouve plutot sympa.

Moi les bottes j'en garde plutot un mauvais souvenir. J'en ai eu quand j'etais petite, mais j'ai toujours trouve ces chaussures tres moches et surtout elles finissaient par prendre l'eau de toute facon.

Ici, les bottes, c'est reellement une institution. Meme si les Alaskiens sont decus: fabriquees jusque-la aux Etats-Unis, elles sont desormais produites en Chine. En plus, beaucoup se plaignent de la baisse de la qualite. Mais pour faciliter mon integration en Alaska, j'ai finalement craque et j'ai investi dans une paire d'Xtratuf. Et maintenant on me dit: you look so alaskan!

jeudi 16 août 2012

I wanna be a sea otter!

Bon, comme on me prete un ordinateur pendant a peine 30 minutes, je vais etre tres breve! Je parlerai de Seldovia, de la peche ou du kayak un autre jour! A la place, je vous fais part d'une reflexion extremement profonde sur la reincarnation: 

Depuis toute petite, j'ai toujours voulu etre un chat. Passer ses journees au soleil, profiter des caresses des etres humains, mais aussi vivre sa vie de maniere independante, qu'esperer de plus?

Mais depuis que je suis a Seldovia, j'ai change d'avis: j'aimerais bien etre une loutre de mer! Elle passent la plupart de leurs journees dans l'eau, sur le dos, a se frotter les pattes sur la figure, a taper des mains, a jouer avec leurs copines ou pour les mamans a porter leur petit sur le ventre... Leur fourrure est tellement chaude qu'elles n'ont jamais froid. Elles se nourrissent de crustaces et de coquillages qu'elles pechent elles-memes (trop bien, elles peuvent rester jusqu'a 5 minutes sous l'eau).

Bon, la vie d'une loutre de mer n'est pas forcement si merveilleuse tout le temps. Par exemple, elles ne peuvent pas trop rester au soleil sinon, a cause de leur fourrure, elles bruleraient en peu de temps. Et puis, pas glop, lors de la saison des amours, les males ont l'habitude de mordre les femelles, en particulier leur nez. Il parait que c'est courant de voir les dames avec un nez ensanglante. Les loutres battues? Une realite a laquelle on ne pense pas assez!

Enfin, ces pauvres bestioles ont failli etre exterminee par les Russes. Quand ils sont arrives en Alaska a la fin du 18e siecle, ils les ont chassees a outrance et commercialise leur fourrure si chaude et si douce. Puis, quand les Americains ont rachete l'Alaska aux Russes en 1867, ils ont continue... Aujourd'hui, il semblerait que seuls les Natives aient le droit de les chasser.

Dans la region de Seldovia en tous cas, on en voit tout le temps, et elles sont trop choupinettes!






mercredi 15 août 2012

A la peche au gros

Me voila donc depuis vendredi a Seldovia, petit village de pecheurs idyllique accessible uniquement en bateau ou en avion. Je suis moi-meme arrivee sur un petit bateau de pecheurs a moteur depuis Homer, soit environ 1h30 de navigation et une vue maginifique, avec plein de loutres de mer.






Avant de venir, au lieu de m'exercer a tirer, j'aurais eu meilleur temps de muscler mes bras. Car ici la devise pourrait etre: pas de bras, pas de chocolat! Finalement, nous n'avons pas ete laches dans la foret au milieu des ours, mais je passe la plupart de mes journees sur l'ocean, ce qui n'est pas pour me deplaire!

Hier, je suis alle pecher le fletan (halibut). C'est la specialite dans la region. Et pour reussir a sortir ces bestioles de l'eau il faut de sacres biceps!

Deja, en plus de l'hamecon auquel s'attache un peu de poisson, il faut rajouter un poids de 500gr a 1,5kg. Car le halibut se peche au fond de la mer et pour que le fil reste au fond, eh ben il faut un poids! Et ces animaux vont se chercher jusqu'a bien 80 metres de profondeur.



Une fois que le fil a atteint le fond, tu attends patiemment qu'un poisson arrive. Et en fait ca va vite. Tout d'un coup tu sens qu'il mord, ta canne a peche s'agite et il faut bien s'accrocher. Car deja il faut garder l'equilibre debout sur le bateau qui tangue et en plus ces bestioles tirent sacrement fort. Apres, ce n'est pas gagne d'avance. Car ces coquins arrivent a mordre et a repartir. Mais une fois que tu en as un, hop, tu remontes ton fil et la le fitness commence. Il faut appuyer la canne sur le ventre ou le haut de la cuisse, tourner, tourner la manivelle, et nom d'une pipe de capitaine Haddock qu'est-ce que c'est lourd!!! Et encore, les trois halibuts que j'ai eu, c'etait des petits mimis (environ 5kg piece). Ici, les plus grosses pieces peuvent peser jusqu'a 100 kilos! Bref, j'ai peche pour la premiere fois de ma vie et c'etait top!




Apres, c'etait moins top, car on est tombe en panne, on avait plus de carburant. Kevin, le pecheur a du appeler son frere pour qu'il vienne nous remorquer. C'est evidemment a ce moment-la que le temps s'est gate: brouillard et pluie ont fait leur apparition. Mais meme dans cette situation, j'etais contente parce que:
1. Pendant que tu attends qu'on vienne te remorquer (environ 2 heures), tu ne t'embetes pas, car il faut preparer les poissons en filets.



2. Il pleut, tu ne vois pas a 10 metres, il n'a personne a part les mouettes et les puffins, mais il n'a pas de tempete, et donc pas de grosses vagues.



3. Il fait jour en tous cas jusqu'a dix heures, et il est 18h, donc, pour l'instant tu ne te demandes pas comment on fait pour rentrer de nuit ou s'il faut dormir sur le bateau.
4. L'eau a a peine 10 degres, il fait froid mais tu es contente qu'il ne fasse pas PLUS froid. Tu as mis ton icebreaker, ta polaire, ta goretex et tes trois paires de chaussettes et si c'etait l'hiver tu ne sais pas ce que tu mettrais de plus pour avoir chaud...
5. Et tu peux toujours boire une bonne biere alaskienne ou snuffer du grizzly!




Finalement, on est arrive a bon port avec nos douze halibuts peches dans l'apres-midi, soit environ 20kg de poisson. Aujourd'hui, j'ai des courbatures dans les bras. Parce qu'ici c'est aussi le paradis du kayak. Mais ca c'est pour le prochain post!

PS: desolee pour les accents, avec le clavier americain c'est trop penible de les chercher!