samedi 29 septembre 2012

Sitka, ses forêts, son port...

Après Juneau, j'ai donc visité Sitka. J'ai adoré cette petite ville située sur l'île Baranov, du nom du premier gouverneur russe d'Alaska, entre autres très actif dans l'émulation commerciale de la fourrure de loutres de mer. Les Russes ont quitté depuis longtemps la région, mais l'âme russe plane encore, comme à Juneau. Dans les magasins touristiques, mais aussi dans l'église orthodoxe ou encore dans la maison de l'évêque:



Aujourd'hui, Sitka voit aussi déferler des touristes de croisière mais a su garder une atmosphère authentique qui m'a beaucoup plu. J'ai craqué sur ses petits cafés sympas, sa librairie avec une excellente sélection de livres, sa radio corbeau ou ses marches dans la forêt humide:









Mais ce que j'ai préféré ce sont son parc aux totems tlingit, j'y reviendrai, et les docks de son port à l'intense activité économique. Le jour de mon arrivée le soleil a enfin fait son apparition et la lumière sur le port était magnifique. Eh oui, j'ai à nouveau adoré ces petites maisons en bois!












vendredi 28 septembre 2012

Juneau, capitale d'eau (part 2)

A Juneau, il n'y pas que des jolies maisons! Le truc incontournable dans la région est sans doute d'aller voir les baleines. Il existe des dizaines et des dizaines d'organisateurs qui vendent très cher le tour d'environ 3 heures pour aller voir les baleines à bosse. Mais la chance d'en voir et tellement élevée qu'ils garantissent la vue d'au moins une baleine, sinon ils remboursent! J'ai donc ouvert mon portemonnaie. Parce que, quand même, je n'allais pas rentrer à Fairbanks sans avoir vu une baleine! Et puis j'adore tellement être sur l'eau, que j'étais déjà très contente de voir le paysage et de me faire fouetter par le vent sur le toit du bateau emmitouflée dans ma goretex rose - les baleines elles s'en fichent de ce que tu portes, elles!





Et j'en ai vu deux. Bon, désolée, le zoom de mon appareil photo n'est pas assez puissant pour faire des gros plans. J'ai surtout vu leurs dos, et une des deux baleines a bien voulu nous montrer sa queue. Sinon, on entendait leur souffle et ça c'était super impressionnant!





Et là il y a des phoques (oui, au bord de l'eau, au milieu; je vous ai dit que ce n'est pas facile de trouver les animaux, c'est du travail):


Et là c'est un aigle (facile, celui-là):



J'ai encore vu des baleines depuis le ferry en rentrant de Sitka, des orques et des baleines à bosse. Mais là je n'ai pas de photo. En fait, elle sont assez difficiles à prendre en photo. Et puis j'en avais marre de vivre ces moments à travers l'objectif. Comme une touriste lambda, tu attends tellement qu'elles sortent la queue pour faire LA photo, que tu ne profites plus de juste les sentir autour de toi. Moi j'aime bien aussi savourer le moment, essayer de graver ces images dans ma tête et de ne pas faire la chasse aux photos (non, je ne serai jamais une photographe animalière!).

Enfin, l'autre truc à couper le souffre dans la région, ce sont les glaciers. Juneau est entourée de glaciers. Je n'en aurai vu qu'un, le Mendenhall. A mon avis ça se passe de commentaires tellement c'est beau!








Et pour finir, encore quelques photos d'eau, prises tôt le matin depuis le ferry en direction de Sitka:






jeudi 27 septembre 2012

L'objet de la semaine: le vélo



J'ai trouvé une alternative au truck, moins rapide mais bien plus saine et écologique: le vélo.

Je viens de découvrir que Fairbanks dispose d'un réseau de pistes cyclables. Et c'est le bonheur! Le vent de la liberté et de l'indépendance souffle sur ma vie alaskienne temporaire! Je peux enfin aller acheter mon lait d'amande toute seule chez Fred Meyer sans dépendre de la voiture de quelqu'un. Ou aller boire un café tranquille. Bref, depuis ma maison au fond du quartier-forêt je me sens enfin connectée à la vie. Ben oui, je reste une citadine dans l'âme. La cabane au fond du jardin c'est super... quand on peut en sortir :-) Et autant dire que dans un pays où la voiture règne, je me sens un petit peu militante avec ma petite reine.

Et au passage, petite pensée pour mes amis de Pro vélo et de velopass, mais aussi pour tous les amis du vélo!

mercredi 26 septembre 2012

Juneau, capitale d'eau (part 1)

Juneau est la capitale de l'Alaska mais ne peut être atteinte que par voie d'air ou d'eau. J'y suis arrivée en ferry de Whittier un jeudi matin... de pluie. Un temps parfaitement normal pour la région. En effet, dans le sud-est il pleut presque tout le temps. J'étais bien contente d'avoir mes Xtratuf que j'ai portées tous les jours! Du coup, quand le soleil pointe le bout de son nez, on savooooouuuuuure!!

Ce qui frappe en arrivant à Juneau - surtout quand comme moi on a d'abord connu l'Alaska de l'intérieur où il n'y pour ainsi dire personne à part les ours et les élans - ce sont les milliers de touristes qui peuplent la ville la journée. Chaque jour des bateaux de croisière gigantesques font escale dans la capitale. Le bas de la ville, où se trouvent les docks où amarrent ces monstres, est infesté de magasins touristiques.


Mais passé cette barrière, on découvre le charme de cette ville que tous les alaskiens qualifient de "cosmopolite". Oui bon ce n'est pas New York non plus. Mais il y a plein de bars sympa, un cinéma indépendant, des boutiques vintage... Et surtout on peut s'y balader à pied, pour autant qu'on ne craint pas les montées. Moi j'ai surtout adoré le charme des maisons trop mignonnes, tout comme celles de Seldovia d'ailleurs. 






L'église orthodoxe Saint-Nicholas est supposée être l'église orthodoxe d'origine la plus ancienne d'Alaska. Les Russes ont débarqué en Alaska au 18e siècle (certaines sources parlent même du 17e siècle, bon je ne vais pas me lancer dans une recherche historique). Et ils ont bien sûr emmené avec eux toute l'artillerie orthodoxe, convertissant des milliers de Natives. La culture russe est encore très présente dans le sud-est (en tout cas à Juneau et Sitka, le reste je n'ai pas vu!), dans les vestiges comme les églises mais aussi dans les magasins de touristes où les poupées russes se vendent à la pelle!





Le quotidien de Juneau: le Juneau empire:









Pour faciliter les montées, les autorités ont construit plein d'escaliers dans la ville.





 Le seul jour où j'ai vu le soleil à Juneau est quand je suis partie... en avion. Et ça valait le coup d'attendre le soleil!